Comprendre la problématique migratoire

 

 

Problématique de l'Immigration

« La vague massive d’immigration clandestine » est une thèse répandue : la France serait « envahie » - voilà pour le cliché. Pourtant, les chiffres récents dessinent un autre paysage, où la France n'est pas la première terre d'accueil des migrants.

 

D'après le rapport de l'ONU sur les migrations internationales et le développement, le monde compterait environ 200 millions de migrants.

 

Un tiers environ s’est rendu d'un pays en développement vers un autre et un autre tiers d'un pays en développement vers un pays développé. Alors qu'au XIXème siècle et pendant la première moitié du XXème siècle les migrations s'effectuaient principalement d'Europe vers les autres continents ou entre les pays européens eux-mêmes, après la Seconde Guerre mondiale la plupart des pays européens sont devenus des terres d'immigration.

 

Les chiffres montrent que la France est un pays qui accueille relativement peu d’immigrés, environ 200 000 par an, soit la proportion la plus faible d'Europe, rapportée à la population.

 

Parmi eux, environ 90 000 viennent pour vivre avec leur famille et 60 000 sont ici en tant qu'étudiants. Les autres viennent en tant que demandeurs d'asile ou migrants économiques.

 

Selon le HCR, la majorité sont des réfugiés car originaires de pays en conflit : 51% sont des Syriens, 14% des Afghans, 8% des Erythréens, 4% des Irakiens, 2% des Somaliens et 2% des Soudanais.

 

Selon l'INSEE 4,2 millions d'étrangers vivaient en France en 2013, soit un peu plus de 6% de la population (et non pas 12% comme l'affirme Eric Zemmour), soit quatre fois moins qu’en Suisse et trois fois moins qu’en Norvège ou aux Pays-Bas.

 

Le solde migratoire est même en baisse en France, en tenant compte des flux vers l’étranger. Il faut aussi savoir que près de 40% des étrangers vivant en France ont la nationalité d'un pays membre de l'Union européenne. La place de l’immigration dans le débat politique ne s’explique pas par son impact économique réel, qui est positif, mais par les craintes de déclassement ressenties par les catégories les plus menacées par la crise économique, et par la peur soigneusement entretenue par l'extrême droite, de perdre son « identité ».

 

L’instrumentalisation de ces peurs par le personnel politique est largement relayé par les medias, et en renforce la visibilité sociale. Aujourd’hui, les vraies menaces sur l’emploi et les salaires ne résident pas dans l’immigration proprement dite mais dans le travail au noir et dans les statuts précaires imposés aux travailleurs soumis au bon vouloir de leurs employeurs.

 

Le discours du FN sur l'immigration

 

C'est le leitmotiv du Front national : « l’étranger est la cause de tous nos maux », notamment de l'insécurité et du chômage. De là découle son programme politique et économique, qui montre une grande faiblesse de l’expertise, de la précision et de la cohérence. Des affirmations contenues dans un chapitre sont contredites dans un autre. Des chiffrages trouvés ici ne sont plus les mêmes là. Du père à la fille, le thème de l'immigration est toujours aussi important. Mais Marine Le Pen a gommé les aspects trop radicalisés et a amplifié, en fonction de ses publics, soit la dimension politico-religieuse et « identitaire », soit la dimension économique centrée sur le chômage.

 

L’étranger peut être l’Européen : le FN propose une sortie de l’Europe et un retour des frontières, ce qui ferait des autres membres de l’UE des étrangers à part entière (pourtant, en remontant sur 3 générations, un Français sur quatre compte dans sa famille un ancêtre d'origine étrangère. Aussi, la France est le pays comptant le plus de mariages mixtes en UE). L’étranger peut aussi venir du reste du monde : le FN propose l'arrêt des flux migratoires, la fin de l’accès des étrangers à la solidarité nationale, et des mesures de répression forte. Parmi les mesures les plus notoires figurent la remise en cause du droit d’asile (réfugiés de pays en guerre, opposants aux régimes totalitaires), l'interdiction de régularisations des sans-papiers, les expulsions systématiques, la suppression de l’aide médicale d’État, la réduction de la durée des cartes de séjour... Au sujet de l’accueil des réfugiés des pays en guerre, Steeve Briois, le maire d’Hénin-Beaumont déclare "fidèles à nos engagements et à la défense des intérêts de nos compatriotes, aucune mairie Front national ou du Rassemblement Bleu Marine n’accueillera le moindre immigré clandestin (terme FN pour réfugié) ". "Notre pays n'a ni les moyens, ni l'envie, ni l'énergie d'être plus généreux avec la misère du monde", en a conclu Marine Le Pen.

 

Dire « clandestin » à la place de « réfugiés », c’est un exemple du «discours de vérité» qui amène surtout à dire n’importe quoi. «Comment accepter que les 77 000 logements réquisitionnés pour les clandestins ne bénéficient pas en priorité aux Français qui en ont besoin ? dit le FN dans les médias » La définition qu’en donne le HCR : «Les réfugiés sont des personnes qui fuient des conflits armés ou la persécution. Leur situation est souvent si périlleuse et intolérable qu’ils traversent des frontières nationales afin de trouver la sécurité dans des pays voisins, et sont par conséquent reconnus internationalement comme des réfugiés ayant accès à l’aide des États, du HCR et d’autres organisations.» Inter-changer les deux termes détourne l’attention de la protection juridique précise dont les réfugiés ont besoin. Cela peut saper le soutien de la population pour les réfugiés et l’institution de l’asile à un moment où, plus que jamais auparavant, les réfugiés ont besoin d’une telle protection.»

 

Résultat : 55% des Français se déclarent opposés à l’accueil des réfugiés de guerre (les sympathisants de gauche sont néanmoins très largement favorables (69 %) alors que ceux de droite y sont à 69 % opposés).

 

Si elles étaient appliquées, les mesures préconisées par le FN, axées sur la répression et contraires aux droits humains, pourraient entraîner encore plus d'insécurité, de violence sociale et un appauvrissement généralisé des Français avec le rétablissement des frontières.

 

Car il est tout à fait démontrable que 26% des Français auront plus de 65 ans en 2040 et qu'en conséquence l'économie française aura besoin de 10 millions d'immigrés d'ici à 2040/50. L’Europe elle-même a besoin d’un apport extérieur important de l’immigration pour ne pas être condamnée à voir perpétuellement les droits sociaux réduits, l’âge du départ à la retraite augmenté, le montant des pensions diminué à cause de la baisse chronique de la natalité et de l’allongement de la durée de la vie.

 

Sans immigration, en 2050, ce n'est pas 3% du PIB en plus qu'il faut trouver pour financer la protection sociale, c'est plutôt de l'ordre de 4,3% (chiffres de 2012).

 

L’immigration est une chance pour le pays, la contribution des immigrés à l’économie étant supérieure à ce qu’ils reçoivent en termes de prestations sociales ou de dépenses publiques, à condition qu’on leur permette de s’insérer sur le marché du travail.

 

Reconnaître nos responsabilités

 

La politique mise en œuvre en ces temps de mondialisation est détestable : libre circulation des capitaux et des marchandises, et entraves de plus en plus grandes à la circulation des personnes. Les 28 Etats membres de l’Union européenne ne sont pas parvenus à un accord pour une répartition contraignante de 160 000 réfugiés réclamée par la Commission européenne, pour tenter de faire face à une des pires crises migratoires en Europe depuis 1945.

 

Pourtant, de nombreuses tragédies ont émaillé l’année 2015, transformant la mer Méditerranée en cimetière. Cet été, un nombre historique de réfugiés ont accosté sur les côtes grecques et italiennes, risquant la mort en cours de route. Cette succession de drames humains (env. 3000 noyés entre janvier et septembre) impose une réponse à la hauteur des enjeux. L’inaction coupable tranche avec la réponse d’une partie de l’opinion publique allemande et les déclarations d’Angela Merkel qui invoque un devoir de «dignité» pour l’Europe, alors même que l’Allemagne va accueillir cette année 800.000 demandeurs d’asile, contre environ 30.000 pour la France. La France vit à l’heure actuelle une défaite morale qui éteint à petit feu les valeurs de la République. Notre responsabilité historique aussi est flagrante : colonisation, exploitation des richesses, mise sous tutelle des peuples, partage arbitraire des territoires, soutien à des régimes despotiques...

 

Cette responsabilité, nous devons l'assumer. Les mouvements migratoires de la période actuelle ont deux causes majeures. La première est la guerre qui sévit, entre autres, en Syrie ou en Irak et la deuxième est la misère, qui frappe surtout l’Afrique subsaharienne. Cette simple constatation suffit à prendre conscience de la terrible responsabilité que portent l’Union européenne et les Etats Unis dans cette situation dramatique. Des guerres ont été menées à l’instigation des puissances occidentales pour satisfaire leur profit (besoins en matières premières, pétrole en particulier) et ont laissé de vastes régions du monde en proie à une instabilité politique et à des tensions communautaires et religieuses qui s’apparentent maintenant à de véritables guerres civiles.

 

La situation dramatique en Syrie, en Érythrée, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo, en Irak, en Libye devenue de facto un Etat défaillant, et le conflit israélo-palestinien ... nous y avons contribué de près ou de loin. Les gouvernements européens, sous la pression des démagogues et des populistes de tous bords, promettent des frontières infranchissables. Ils mentent. Une telle politique n'empêchera jamais les départs, parce que les candidats à l'exil fuient la misère et la guerre. Pour eux le départ, même au péril de leur vie, est une option rationnelle. Homo Sapiens est par définition un migrant, émigrant, immigrant. Cela se vérifie sur des millions d’années.

 

Ce le sera encore plus avec les bouleversements climatiques qui s’annoncent ; sans lutte efficace et coordonnée contre le réchauffement de la planète, les réfugiés climatiques seront demain de plus en plus nombreux et s’ajouteront aux bouleversements géopolitiques existants dont les puissances occidentales sont en partie responsables. Notre très lourde responsabilité devrait nous amener à engager une vraie politique européenne et mondiale cohérente et non hypocrite pour créer des conditions de vie supportables qui permettent à ces populations de vivre dignement chez elles. Nous devons tout mettre en œuvre pour trouver des solutions intelligentes et désintéressées au chaos qui règne au Moyen Orient et en Libye ; fournir un effort sans précédent d'aide au développement (p.ex. ‘plan Marshall’ d'électrification de l'Afrique sub-saharienne) et prendre des mesures décisives pour ralentir la dégradation de l'environnement et du climat....

 

A court terme et au minimum, offrir un refuge aux victimes de persécutions fait partie de notre responsabilité dans le monde et de notre devoir d’êtres humains.

 
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Les Enjeux des Migrations Européennes  - Synthèse des travaux de la sous-commission "Europe et Migrations" de la commission conventuelle Fraternités Européennes - 14 Mars 2022

Le nationalisme, le racisme, les assignations tout comme les revendications identitaires sont de redoutables "réducteurs de complexité " (Balibar/Wallerstein) qui produisent et renforcent les discriminations.

 

En Europe, la liberté de circulation des personnes a été instaurée d’abord par le traité de Rome en 1957, puis par le traité de Maastricht en 1992 pour les ressortissants de l’espace Schengen.

 

Cependant, le traité d’Amsterdam de 1997 dresse des obstacles légaux à l’entrée et au séjour des étrangers dans divers pays de l’UE, quand le Conseil européen de Séville popularise la notion d’« émigration illégale » contraire aux conventions internationales qui, depuis 1948 préconisent le « droit pour toutes personnes, de quitter tout pays, y compris le sien », rendant cette liberté de circulation illusoire.

 

Le nouveau pacte (2020) sur la migration et l’asile mise surtout sur les Etats membres, sur le « filtrage » des personnes arrivant aux frontières de l’UE, et ne réfléchit pas tant que ça aux conditions d’accueil du réfugié ou du migrant ou encore des personnes.

 

Or ce sont justement les conditions d’accueil qui posent un problème et qui nous choquent par son manque d’humanisme (c’est par ailleurs l’une des principales revendications de l’association Terre d’asile).

 

La raison avancée jusqu’à présent est qu’il ne faut pas créer un « appel d’air », en accueillant trop confortablement.

 

Revoir cette question de filtrage (travail, asile) récemment supprimé en Allemagne ?

 

A la suite de la Déclaration de Rome de décembre 2020, qui regroupe, entre autres, des ONG et des municipalités nous trouvons que le pacte ne s’intéresse pas assez aux modalités d’accueil. Il faudrait un plan qui prévoit un nombre suffisant de locaux disponibles, avec une répartition équilibrée entre villes et régions. Un fonds européen devrait pourvoir aux besoins administratifs, de logement et d’hygiène.

 

Au Royaume-Uni un numéro d’urgence existe, que les migrants doivent utiliser pour être pris en charge. Cette méthode pourrait être généralisée pour l’Union européenne. Son mécanisme de relocalisation devrait être revu afin de respecter davantage les personnes et leurs choix. Prendre davantage en compte, dans la procédure, les liens familiaux.

 

Il y a très peu de propositions pour l’intégration dans le pacte : il devrait se prolonger en assignant aux différents niveaux de collectivités la prise en charge de l’apprentissage de la langue, de l’aide à la recherche d’un travail. La directive sur la protection temporaire pose une partie de ces pistes en matière d’intégration, puisqu’elle permet l’accès à un travail salarié et à l’enseignement.

 

Elle est toutefois limitée dans le temps à deux ans, alors que la situation de réfugié peut se prolonger dans le temps.

 

L’accueil des réfugiés en Allemagne pendant la crise de 2015 nous permet de trouver des fils afin d’améliorer le pacte sur l’asile et la migration. L’enregistrement des demandes et les premiers soins médicaux y ont été confiés aux Länder. On a pu constater tout de suite des inégalités : le Bad Wurtemberg était très engagé alors que la situation était bien plus difficile dans les villes comme Berlin ou Hambourg, où les services sociaux étaient débordés.

 

L’aide allait de l’hébergement et des cours de langues à l’accélération des demandes d’asile par les tribunaux. L’exemple du Bade-Wurtemberg est intéressant, il pourrait servir de base pour les régions européennes pour mettre en place des structures d’accueil durables. L’amélioration de prise en charge de MNA est à souligner et nous avons élaboré une édition spéciale à ce sujet.

 

L’enfance est le pays d’origine de tous les jeunes. C’est pourquoi on ne dit plus qu’ils sont étrangers.

 

Arrivés sur notre sol, ils doivent être traités comme tous leurs semblables, qu’ils aient ou non une famille. Les migrants sont des acteurs du développement économique et ils génèrent des rapatriements de fonds de l’ordre de 550 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale vers les pays de départ.

 

Ouvrir les voies à plus de circulation légale pour les migrants aurait quatre impacts forts :

1. Booster nos économies par l’intégration de ces travailleurs dans les secteurs économiques qu’on souhaite développer.

2. Casser les réseaux des passeurs et démanteler les réseaux mafieux.

3. Simplifier la détermination de l »asile en évitant les flux mixtes » (asile et travail)

4. Limiter la migration irrégulière

 

Les demandeurs d’asile en France n’ont pas le droit aujourd’hui ni d’apprendre la langue française ni de travailler.

Ils sont désœuvrés en attendant les décisions de l’administration (OFPRA et CNDA). Ce n’est pas le cas en Allemagne. La politique d’intégration en France s’est arrêtée au tournant des années 1990.

 

D’où vient l’argent pour mettre en place une structure d’accueil ?

 

La question bute sur la notion de la souveraineté nationale.

Réfléchissons à une vraie structure d’accueil mixte, c’est-à-dire une structure qui impliquerait à la fois l’État et l’UE, et non pas seulement l’État avec des fonds de l’UE.

Réfléchissons à mettre en place une sorte de taxe/TVA européenne qui servirait à proposer une structure d’accueil solide (pour cela, il s’agirait de trouver une formule adéquate...), et forcément répartie entre tous les pays membres.

 

Afin de convaincre les pays membres de l’UE à participer à cette politique migratoire, il faudrait alors reconsidérer les modalités du vote.

 

Pour qu’il soit à la majorité qualifiée au même titre que le marché intérieur, et non plus à l’unanimité comme c'est le cas pour la politique extérieure. Cela permettrait de considérer la politique migratoire, et l’accueil, comme une affaire interne de l’UE.

 

Appliquons le principe de subsidiarité à la politique migratoire ?

 

L'UE participerait derechef à la politique d’accueil dans les pays membres, sans être considérée comme inopportune. La mise sur pied d’une Division dédiée à l’immigration au sein de la Commission Européenne, avec un Commissaire à sa tête, parait nécessaire. La politique migratoire est aussi importante que la politique du marché intérieur de l’UE.

 

Quelles préconisations ?

- Imposer à chaque pays de l'union européenne un quota d'accueil

- garder sur son sol les migrants provenant des échappatoires de la Méditerranée ou d'ailleurs, au prorata peut-être de sa population?

- Aider l’accession à un statut de citoyen européen d’immigré à créer avec des devoirs en contre partie pour un temps déterminé ?

- Réactualiser le Passeport Nansen pour la circulation libre des demandeurs d’asile ?

 

La problématique migratoire en Europe s’accompagne d’un certain nombre de dérives mettant en cause le respect de la dignité des migrants.

Il est du devoir des francs-maçons et en ce qui nous concerne du Grand Orient de France, d’alerter les institutions européennes et l’opinion publique pour que ces atteintes aux droits de l’être humain cessent.

 

Cela suppose que notre obédience se donne les moyens de jouer son rôle de lanceur d’alertes.

 

Nous suggérons :

o Une mobilisation de l’obédience (rôle des commissions conventuelles sur les Migrations)

o Une structure de veille disposant d’un secrétariat et de relais dans les différents pays d’Europe (loges du GO en Europe)

o Une capacité d’expertise (rôle des loges d’études et de recherches)

o Des outils de communication (dont un site internet dédié « Europe et Migrations ») o Un budget affecté intégré au projet de Fraternités Européennes Nous, Francs-Maçons du GODF, sommes garants de la défense mais aussi de la conquête des libertés : celle de circuler est primordiale et de choisir son lieu et son mode de vie ! Nous, Francs-Maçons du GODF, sommes garants de l’égalité devant les droits :

 

Nous défendons les droits de tous les enfants ; dont les Mineurs Non Accompagnés et Jeunes Non Accompagnés qui sont laissés aujourd’hui aux mains de trafiquants.

 

Nous défendons le droit pour chaque personne apatride de disposer d’un passeport Nansen lui permettant non seulement de circuler mais aussi de se former, de travailler et de se loger.

 

Nous, Francs-Maçons du GODF, sommes garants de la fraternité envers tout être humain indépendamment de son origine, de ses raisons de migration : les Afghans fuyant le régime taliban doivent être accueillis humainement comme les Ukrainiens fuyant la guerre tout autant que les africains ou les boat people !

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